Le blog du R.C.S.A, en attendant le site ...
Une défaite sur pas grand-chose
Aulnois peut avoir des regrets. Le match contre le frère ennemi quévysien s’est perdu sur pas grand-chose
Préparation mentale
Imposée par le coach, qui a bien fait comprendre le double enjeu de ce derby. L’objectif numéro 1 était bien sûr la victoire sans concessions. La deuxième priorité était d’affirmer au prétendant au titre majeur que le cercle n’était plus si petit que ça, en démontrant si besoin était sa force.
Quelques têtes bien connues
Chez l’adversaire : Englebert, Albanese L., Nagy, Demarbe et Mach commençaient la partie. Genard (prêté par l’USG il y a deux saisons) était laissé sur le banc. Pour les accompagner, rien de moins que Leleux, Claus, et d’autres joueurs de cette trempe. Mais Aulnois avait du répondant, malgré l’absence de Paulo Da Costa (suspendu) et de Aggoun (grave blessure). Quelques défections ont permis à Meziane, exemplaire en réserves, de se voir ouvrir les portes de l’équipe A.
Les deux équipes commençaient le match crispées ; on sentait bien, d’un côté comme de l’autre, qu’il ne fallait pas se dévoiler sous peine de sanction. Le terrain, rendu gras et collant, ne facilitait pas le jeu feufollesque de nos joueurs. En essayant d’imposer son style malgré les conditions, les frontaliers n’allaient pas tarder à constater que le bloc physique et l’organisation à la romaine des visiteurs n’allaient pas leur permettre de galvauder trop d’opportunités. Malgré tout, une défense assez haute pouvait permettre à nos perce-murailles que sont Bojko et Da Costa ou Bendjelloul de tenter un raid avant d’affronter notre désormais ex-keeper et emblématique Englebert. Mehedine Bendjelloul allait se créer une première occasion relativement franche, mais sa tête n’était pas assez appuyée. En réponse, Quévy allait permettre à Dehopere de s’assouplir quelques peu en stoppant un tir à ras du sol facile.
Nagy allait se voir décerné le titre de poison officiel de la défense aulnoisienne en étant présent sur tous les remparts ; tantôt en provocant Hmidi et Leclercq balle au pied, ensuite en revenant arracher un ballon remis à De Almeida, sitôt en redistribuant, ou se trouvant comme instinctivement au point de chute du ballon. Celui qui avait quitté les francs-borains la saison dernière avant de relancer sa carrière à Quévy démontrait que sa place n’était certainement pas en P4, sa prestation sonnant comme un appel du pied à Jean Dental, mentor de Quévy A. Pendant ce temps-là, Bojko, revenu sur une perte de balle, allait tacler de l’arrière celui qui lui avait substitué le ballon. L’arbitre distribuait le premier carton jaune de la journée.
De Almeida, sauveur de la maison aulnoisienne
Coupait, à la vingtième minute de jeu, un ballon destiné à Claus, qui avait déjà entamé son geste de volée, juste devant le gardien.
Quévy dominait
Mais de manière stérile ; plus fort à la récupération qu’à la relance. Les actions oranges manquaient de finition, permettant à notre défense de se libérer. Aulnois semblait plus en mesure de créer le danger et par deux fois et autant de Victor, des incursions dans l’espace béant laissé par la dernière ligne auraient pu, avec un peu plus d’audace, de chance, ou tout simplement d’appui, permettre à Aulnois de faire mouche.
Tournant du match
Avec ce pénalty provoqué par les sucriers. Un tir à bout portant heurtait la main de Hmidi, laissant à l’arbitre l’appréciation de la réparation. Celui-ci, bien que conscient du geste involontaire, n’hésitait pas et indiquait le point de pénalty. Claus, après délibération, le tirait et faisait 0-1.
Le match, déjà bien fermé, allait devenir des plus hermétiques, entre des quévisiens bien heureux de mener au score, et des aulnoisiens obligés de tout faire pour au moins égaliser avant la fin de la mi-temps. Malgré quelques tentatives de construction, la fin de la première période allait être sifflée avec un retard de un but au compteur à combler en 45 minutes
Prions pour que l’adage soit vrai !
« On joue mieux en montant », dit-on du côté d’Aulnois. L’avantage du terrain devait permettre de voir un meilleur football et espérer un renversement de situation, mais les sucriers s’attelaient à resserrer les lignes afin de ne plus être pris de revers.
Victor, bien que diminué par un coup reçu à un endroit très fragile de l’anatomie masculine, prenait son courage à deux mains et faisait preuve de beaucoup de force de caractère pour rester sur le terrain. Même en grimaçant, il imposait son talent et distribuait le jeu à Bounnoual et Bendjelloul. Ce dernier, à l’entrée de la surface, allait se voir fauché après avoir crocheté son adversaire, mais le referee estimait qu’il n’y avait rien. Un peu plus tard, sur un centre venu de droite, Englebert ne pouvait se saisir du ballon, et le repoussait du mieux qu’il pouvait. Félix était à 5 mètres du but, et en voulant reprendre le ballon dans le but vide, allait être bousculé par le libéro, qui l’écartait du chemin. A nouveau, l’arbitre ne voyait pas de matière à siffler et laisser l’action se jouer. Cette double phase litigeuse allait provoquer pas mal d’énervement chez les aulnoisiens qui appuyaient de plus en plus les tacles, ou exprimaient de manière directe leur véhémence auprès de l’officiel. Peut-être conscient d’une ou deux erreurs d’appréciation de sa part, le referee n’appliquait pas la sanction la plus règlementaire en ne distribuant que des cartons jaunes, au grand soulagement des supporters locaux.
Englebert allait souffrir
Dans les deux sens du terme. En effectuant une sortie périlleuse, il allait sauver ses couleurs mais allait recevoir un coup involontaire. Quelques minutes de soin et il reprenait du service, mais la fragile araignée ne semblait plus en mesure de protéger sa toile. Demarbe, le coach orange, lui demandait de s’accrocher et de rester sur le terrain.
Quelques changements allaient être opérés
Genard, meilleur jeune aulnoisien d’il y a deux saisons lors de son passage en prêt chez nous, allait remplacer Albanese. Du côté des tricolores, c’est Ahmed-Amroui qui allait compléter la pointe de l’attaque à la place de Monnier, suivi de quelques minutes par Bekhti, remplaçant Bounnoual.
Nabil Ahmed-Amroui allait se sentir bien tout de suite dans ce match, et en osmose avec les passes en profondeur de Da Costa, allait gagner un
duel, avant de se retrouver face à terre après sa passe en retrait.
Les véritables occasions
Étaient de plus en plus rares. La compacité des rangs adverses ne permettaient même pas une intrusion en force, ou via une série de dribble. La situation ne s’améliorait guère au niveau de l’ambiance avec quelques autres cartons de part et d’autre.
Rentrée de Meziane
A la place de Hannoun, auteur d’un très bon match. Pour sa première titularisation en championnat, Abdelouafi allait s’appliquer à concrétiser ses passes qui font merveille en réserve, dans un contexte qui ne facilitait pas le jeu posé.
Dernier chaud mouvement pour Aulnois
Mais sans résultat. Englebert allait se montrer intraitable et remercier la chance de l’avoir un peu aidé jusqu’à l’ultime moment. L’arbitre allait dès le dégagement renvoyer tout le monde au vestiaire, et Quévy était tout heureux d’empocher les trois points, leur permettant de s’approcher un peu plus des plans de début de saison. Malgré toute sa bonne volonté, Aulnois était tombé sur un roc, sur une équipe parfaitement mise en place, et qui du début à la fin a su gérer de manière tactique ce match qui n’a pas répondu aux attentes des plus exigeants.